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	<title>Slider &#8211; Collectif HAMEB | Halte Au Massacre En Birmanie</title>
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	<description>ONG humanitaire </description>
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	<title>Slider &#8211; Collectif HAMEB | Halte Au Massacre En Birmanie</title>
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		<title>LA TRAGÉDIE ROHINGYA</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Jun 2019 10:58:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le 25 août 2017 dans l’État de Rakhine, des violences à grande échelle ont éclaté lorsque l’armée birmane, la police et des milices locales ont lancé des opérations en réaction aux attaques de l’Armée du Salut des Rohingyas d’Arakan. Depuis, plus de 647 000 Rohingyas ont fui le Myanmar pour se réfugier au Bangladesh.&#160;Des enquêtes [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Le 25 août 2017 dans l’État de Rakhine, des violences à grande échelle ont éclaté lorsque l’armée birmane, la police et des milices locales ont lancé des opérations en réaction aux attaques de l’Armée du Salut des Rohingyas d’Arakan. Depuis, plus de 647 000 Rohingyas ont fui le Myanmar pour se réfugier au Bangladesh.&nbsp;</strong><a href="https://www.msf.fr/presse/communiques/etudes-faites-msf-estiment-qu-au-moins-6700-rohingyas-ont-ete-tues-lors-attaques-" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Des enquêtes menées par MSF dans les camps de réfugiés au Bangladesh estiment qu&rsquo;au moins 6 700 Rohingyas ont été tués lors de ces attaques, dont 730 enfants.</strong></a></p>



<p>Pour Mohammad, membre de la communauté Rohingya au Myanmar, la vie a toujours été difficile. Mais le 25 août de cette année, elle est devenue un enfer.</p>



<p>«&nbsp;<em>J’étais à la mosquée pour la prière du matin. Vers 5h30, c’était un vendredi matin calme, quand soudain nous avons entendu des hommes entrer dans notre village&nbsp;</em>», raconte Mohammad, un instituteur désormais réfugié et qui vit avec sa femme enceinte dans des conditions déplorables au Bangladesh, comme près d’un million de membres de sa communauté.</p>



<p>Les hommes, dit-il, ont commencé à tirer avec des mitrailleuses et à lancer des grenades sur les fermes et les maisons.</p>



<p>«&nbsp;<em>C’était l’armée et les gardes-frontières qui attaquaient mon village. J’ai vu leurs uniformes</em>&nbsp;», poursuit-il.</p>



<p>La panique a éclaté dans son village. «&nbsp;<em>Tout le monde courait dans toutes les directions, personne ne savait quoi faire. Est-ce que je dois fuir le village ? Est-ce que je dois rentrer à la maison vérifier si ma famille va bien ? Je n’arrivais pas à réfléchir&nbsp;</em>».</p>



<p>Avec son cousin Seif al-Islam, qui était également à la mosquée, il a décidé de fuir et de se cacher dans la forêt aux alentours jusqu&rsquo;à ce que les rafales de mitraillette s’arrêtent. Mais pendant leur fuite, Seif a été touché par deux balles &#8211; l&rsquo;une à la tête, l&rsquo;autre dans le ventre.</p>



<p>Mohammad était tellement terrorisé, qu’il ne s’est pas arrêté et a continué à courir. Tout ce qu’il entendait, raconte-t-il, c’était une pluie de balles continue et le vacarme des gens qui criaient.</p>



<p>Dans la forêt, il a trouvé des centaines d’autres personnes qui se cachaient derrière des arbres. Elles sont restées là toute la journée, terrorisées et craignant une nouvelle attaque. La fusillade a fait rage pendant des heures – du lever au coucher du soleil. «&nbsp;<em>Tout le monde avait peur, priant Dieu, pleurant et se demandant ce qui était arrivé à leurs proches</em>&nbsp;», explique-t-il.</p>



<p>Après la tombée de la nuit, les coups de feu ont cessé. Toutefois ni lui, ni les autres n’ont osé sortir de leur cache et ont passé la nuit en silence, dans la forêt.</p>



<p>Tôt le lendemain matin, Mohammad et les autres ont commencé à rentrer. Alors qu’ils arrivaient dans le village, il a vu un de ses voisins s’effondrer en larmes quand il a découvert ses proches morts ou blessés.</p>



<p>Il imaginait le pire, à mesure qu’il se rapprochait de sa maison – trouver sa femme, sa mère et ses six sœurs tuées.</p>



<p>«&nbsp;<em>Finalement, je suis arrivé à ma maison. En entrant, j’ai trouvé tout le monde en train de pleurer, ils croyaient que j’étais mort. Nous étions tellement sous le choc qu’il n’y a eu à cet instant aucune expression de joie. C’est à ce moment-là que j’ai décidé que nous irions au Bangladesh, où nous pourrions être en sécurité. J’ai promis à ma famille que je prendrai soin d’eux. Personne ne mourrait ici&nbsp;</em>», raconte Mohammad.</p>



<p>La famille a rapidement emporté quelques vêtements et couvertures qu’ils possédaient et sont partis le même jour à 6 heures du matin.</p>



<p>Ils ont payé un pêcheur pour les emmener de l’autre côté de la rivière Naf, qui sépare le Myanmar et le Bangladesh. En l’espace d’une semaine, ils ont trouvé une place dans le camp tentaculaire à Cox’s Bazar au Bangladesh, où avec l’aide d’une ONG, ils ont construit un abri en bambou pour se protéger.</p>



<p>Comme près de 620 000 Rohingyas depuis la répression du mois d’août, ils ont trouvé refuge dans des camps où ils vivent dans des conditions déplorables. Heureux d’être en vie, ils craignent toutefois l’avenir.</p>



<p>Mohammad et sa femme se sont mariés il y a 10 mois et ils attendent aujourd’hui leur premier enfant. «&nbsp;<em>Elle est enceinte de 3 mois, mais mon enfant va naître ici comme un animal&nbsp;</em>», dit-il.</p>



<p>Son père était fermier et est décédé à l’âge de 37 ans. Mais Mohammad s’est démené tout au long de sa jeunesse pour prendre sa vie en main et avoir un impact sur sa communauté. Il a obtenu en 2011 un diplôme de physique de l’université de Sittwe dans l’État de Rakhine, devenant ainsi le premier membre de sa famille à avoir fait des études.</p>



<p>Il est presque impossible pour les Rohingyas d&rsquo;accéder à l&rsquo;enseignement supérieur. De sévères restrictions de mouvement affectent également leur accès à l&rsquo;éducation primaire ainsi qu&rsquo;aux soins de santé de base. Désireux d&rsquo;aider néanmoins les jeunes de sa communauté, Mohammad a créé avec sept autres enseignants, sa propre école d’enseignement secondaire dans son village.</p>



<p>Maintenant, avec le village détruit par les flammes et ses rêves d’un avenir meilleur brisés, Mohammad a perdu espoir.</p>



<p>«&nbsp;<em>Nous sommes en sécurité maintenant, mais nous n’avons pas encore séché nos larmes, surtout lorsque nous évoquons ou que nous nous remémorons ce que nous avons vu dans le village</em>&nbsp;», explique-t-il.</p>



<h2 class="wp-block-heading">— « PAS TON PAYS » —</h2>



<p>Um Kalsoum, 23 ans, n’a pas eu autant de chance. Elle a perdu son fils de 7 ans, Abdul Hamid et sa fille de 6 ans Salima, le 25 août, lors de l’attaque de la commune de Rauthedaung.</p>



<h2 class="wp-block-heading">— DES DÉCENNIES D’ANGOISSE —</h2>



<p>Mohammad, le survivant de l’État de Rakhine, explique que sa communauté, avant d’être confrontée à cette violence, a aussi été la cible d’agressions et de discriminations pendant des années.</p>



<p>«&nbsp;<em>Les attaques ne sont pas nouvelles&nbsp;</em>», dit-il. «&nbsp;<em>Elles ont commencé il y a des années. Les militaires tuent, violent, procèdent à des arrestations sommaires et oppriment les Rohingyas de la pire manière</em>&nbsp;».</p>



<p>Même avant le 25 août, Mohammad et sa famille étaient démunis.</p>



<p>«&nbsp;<em>Les décideurs de la capitale veulent que nous n’ayons rien pour que nous partions</em>&nbsp;», explique-t-il.</p>



<p>De fait, la violence et la privation ont été terribles pendant si longtemps, que beaucoup de Rohingyas de la région ont immédiatement su quoi faire lorsqu’ils ont entendu parler de l’escalade de la violence. Mais même pour ceux qui ont fui en pensant s’éloigner des atrocités, c’était trop tard.</p>



<p>«&nbsp;<em>Nous avons appris que l’armée allait venir nous tuer, nous nous sommes alors tous préparés à partir, le dernier jour de l’Eid al-Adha (fête musulmane) le 4 septembre</em>&nbsp;», explique Mohamad Ali, un fermier de 60 ans qui a laissé derrière lui ses terres et ses 25 vaches dans la commune de Sittwe.</p>



<p>Avec quelque 1700 autres Rohingyas, sa famille et lui se sont dirigés vers la rivière.</p>



<p>«&nbsp;<em>Quelques heures plus tard, l’armée a attaqué notre groupe avec des armes blanches et des fusils. Ils ont tué au hasard et il y avait du sang partout. Ceux qui étaient trop faibles pour courir ont supplié d’être épargnés, mais même eux ont été tués. Mes deux petites-filles – Del Bahar, 10 ans et Del Nawaz, 15 ans – ont été tuées. Et mon épouse bien aimée, Rohima, qui avait 58 ans, s’est fait tirer dessus à trois reprises, elle est tombée à terre, morte</em>&nbsp;», dit Ali.</p>



<p>Lui et ses huit enfants ont survécu à l’attaque et ont finalement réussi à atteindre le camp. Mais ici les conditions sont difficiles. Il n’y a pas de latrines dans la zone où il s’est abrité avec sa famille, et pas d’accès à l’eau potable.</p>



<p>«&nbsp;<em>Je suis un vieil homme et mes jambes me font souffrir. Je n’ai plus une longue vie devant moi, mais j’espère que mes enfants vivront en paix</em>&nbsp;», avance Ali. «&nbsp;<em>J’espère qu’ils ne nous forceront pas à retourner au Myanmar, nous faire massacrer de nouveau en silence.</em>&nbsp;»</p>



<pre class="wp-block-preformatted"><strong><a rel="noreferrer noopener" aria-label="Footnotes: Par Mohammad Ghannam, MSF (opens in a new tab)" href="https://msf.exposure.co/la-tragedie-rohingya-chapitre1" target="_blank">Footnotes:</a></strong><a rel="noreferrer noopener" aria-label="Footnotes: Par Mohammad Ghannam, MSF (opens in a new tab)" href="https://msf.exposure.co/la-tragedie-rohingya-chapitre1" target="_blank"> Par Mohammad Ghannam, MSF</a>
<a href="https://msf.exposure.co/la-tragedie-rohingya-chapitre1" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label=" (opens in a new tab)">Source : MSF 2019 - déc.2017</a></pre>
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		<title>Collectif HAMEB : Prendre un enfant Rohingya par la main</title>
		<link>https://hameb.org/collectif-hameb-prendre-un-enfant-rohingya-par-la-main/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Jun 2019 03:47:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La pauvreté, la famine et la guerre, sont devenues une macabre routine à laquelle certains peuples sont confrontés jour et nuit. C’est l’histoire d’une minorité Rohingya, apatride, dépouillée de ses biens et de ses droits les plus fondamentaux. Ce que vit cette minorité persécutée dépasse toutes les horreurs que nous puissions imaginer.&#160; Source : Yabanat [&#8230;]]]></description>
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<p><em>La pauvreté, la famine et la guerre, sont devenues une macabre routine à laquelle certains peuples sont confrontés jour et nuit. C’est l’histoire d’une minorité Rohingya, apatride, dépouillée de ses biens et de ses droits les plus fondamentaux. Ce que vit cette minorité persécutée dépasse toutes les horreurs que nous puissions imaginer.&nbsp;</em></p>



<p>Source : <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Yabanat Magazine (opens in a new tab)" href="https://www.yabanatmagazine.com/collectif-hameb-enfant-rohingya/" target="_blank">Yabanat Magazine</a> &#8211;  Par&nbsp;<a href="https://www.yabanatmagazine.com/author/ickpale-khalifeh/">Ickpale Khalifeh</a>&nbsp;-12 février 2015</p>



<p>L’ONG&nbsp;<a href="https://www.yabanatmagazine.com/rohingyas-collectif-hameb/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">collectif HAMEB</a>&nbsp;(Halte Aux Massacres En Birmanie) a été fondée en 2012 pour venir en aide aux Rohingyas. Nous avons eu le plaisir de rencontrer le responsable du pôle projet&nbsp;<a href="https://www.yabanatmagazine.com/bani-street-moussa/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">humanitaire</a>, Omar Farhane, qui nous a informées sur l’ensemble de la situation.</p>



<p>Le collectif HAMEB a été la première association française à dénoncer le génocide en Birmanie. Le collectif réunit aujourd’hui plusieurs membres en France, en Belgique, en Suisse et en Canada. Leurs plans d’actions sont basés sur quatre axes :</p>



<ol class="wp-block-list"><li>Le collectif fait pression sur les gouvernements. Notamment le Parlement birman afin qu’il abroge la loi de 1982 qui a retiré la citoyenneté aux Rohingyas.</li><li>Il fait également de la sensibilisation auprès de la communauté musulmane francophone par le biais de conférences et de manifestations.</li><li>Il interpelle tous les médias qui passent sous silence le génocide.</li><li>Le collectif apporte régulièrement l’aide d’urgence sur le terrain où très peu d’ONG sont présentes. En octobre dernier, pour l’Aïd el Adha, 71 vaches ont été sacrifiées et distribuées dans des villages et camps de réfugiés.</li></ol>



<h2 class="wp-block-heading">Un orphelinat en Malaisie</h2>



<p>Leur nouveau projet lancé depuis plusieurs mois, est d’ouvrir un orphelinat en Malaisie, dans la ville de Terrengganu au Nord-Est du pays. Le nombre d’orphelins estimé dans ce pays va au-delà des 90 enfants. Des orphelinats existent déjà en Malaisie pour les Rohingyas, mais l’état des lieux est catastrophique parfois.</p>



<p>Les membres du collectif HAMEB se sont rendus sur place et ont constaté que l’hygiène y est quasiment inexistante. Les responsables de ces orphelinats, qui sont eux-mêmes des Rohingyas, se sentent complètement démunis. Les enfants qui ont vécu l’horreur, sont traumatisés et n’ont pas l’attention qui leur est due. Ils sont tout bonnement livrés à eux-mêmes. Ils deviennent sauvages et parfois très violents.</p>



<p>C’est une situation à laquelle le collectif HAMEB fait face en les aidant grâce aux dons, en plus de leur projet d’un nouvel orphelinat. Il aidera à améliorer l’état sanitaire des orphelinats déjà existants, et à mettre en place un personnel plus qualifié pour accompagner les enfants.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="585" height="390" src="http://hameb.org/preprod/wp-content/uploads/2019/06/1545866_398467676954903_824349433_n.jpg" alt="" class="wp-image-1784" srcset="https://hameb.org/wp-content/uploads/2019/06/1545866_398467676954903_824349433_n.jpg 585w, https://hameb.org/wp-content/uploads/2019/06/1545866_398467676954903_824349433_n-300x200.jpg 300w, https://hameb.org/wp-content/uploads/2019/06/1545866_398467676954903_824349433_n-570x380.jpg 570w" sizes="(max-width: 585px) 100vw, 585px" /></figure></div>



<p>L’orphelinat ouvrira pour une vingtaine d’enfants, âgés de 5 à 13 ans, dans un premier temps. Le programme scolaire est déjà établi, les matières qui seront enseignées par des bénévoles et des salariés comprendront les enseignements de bases : mathématiques, langues, histoire et géographie. Mais aussi du Tawhid, du Fiqh et du Tajwid. Répondre à l’appel de l’orphelin compte parmi les actes les plus méritoire pour un croyant. Vous pourrez donc très bientôt parrainer un enfant tout au long de son cursus jusqu’à sa majorité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quelle est la situation actuelle des Rohingyas ?</h2>



<p>Nous pouvons l’affirmer sans erreur qu’ils vivent, ou plutôt survivent, dans un état critique. Leur vie ne tient plus qu’à un fil. Beaucoup d’histoires sordides émergent à la surface. Prélèvement de leurs organes, dans des conditions déplorables. Parfois au beau milieu des forêts, pour le trafic d’organes. Et en général, ils ne survivent pas aux prélèvements.</p>



<p>Les femmes et les filles sont réduites à l’esclavage et à la prostitution. Des conditions de vie affligeantes. L’état sanitaire (propagation des maladies et insalubrité) est très grave partout où ils sont. Ils sont sujets aux massacres perpétrés par des bouddhistes extrémistes et ont été parqués à leur insu dans la région d’Arakan. Leurs droits fondamentaux sont bafoués. Ils sont refoulés et ignorés des pays voisins. Parfois même des pays majoritairement musulmans.</p>



<p>Ils ne sont pas considérés par les grandes institutions mondiales, malgré qu’elles soient conscientes et affirment qu’ils appartiennent à la minorité la plus persécutée au monde. Quand est-il des humanistes et des humanitaires ? Ils sont également dans l’impasse, face à l’ampleur des dégâts, mais aussi face à la surdité totale des politiciens. Ce peuple passé longtemps sous silence, possède une place désormais dans nos cœurs de croyant. Ils s’ajoutent à la longue liste des opprimés victimes de la barbarie sous les yeux des grandes instances de ce monde.</p>



<p><em>Pour toutes les informations nécessaires et le suivi du projet, rendez-vous sur&nbsp;<a href="https://www.collectif-hameb.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le site</a>&nbsp;du collectif HAMEB et&nbsp;<a href="https://www.facebook.com/Collectif.HAMEB/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">leur page Facebook</a>. Ils seront également présents à la rencontre annuelle des musulmans de France au Bourget.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Collectif HAMEB remporte le Prix du meilleur court-métrage du Festival des films Mokhtar Awards 2017</title>
		<link>https://hameb.org/le-collectif-hameb-remporte-le-prix-du-meilleur-court-metrage-du-festival-des-films-mokhtar-awards-2017/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Jun 2019 14:29:31 +0000</pubDate>
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<p>La question de l&rsquo;exil et des migrations a été des plus soulevées en Europe depuis 2016. C&rsquo;est sur cette thématique que le festival des Mokhtar Awards a choisi de surfer. Une cinquantaine de productions sont aujourd&rsquo;hui soumises au public avant la tenue d&rsquo;une cérémonie prévue pour octobre. Pour sa quatrième édition, les&nbsp;<a rel="noreferrer noopener" href="http://www.saphirnews.com/Les-Mokhtar-Awards-un-festival-inedit-de-videos-dans-la-muslimphere-lance_a17823.html" target="_blank">Mokhtar Awards</a>&nbsp;ont demandé à des vidéastes et réalisateurs français et étrangers d’élaborer des courts métrages (de 9 minutes) sur la thématique de l’exil. Ce sont cinquante films qui sont désormais soumis au vote du public avant la cérémonie finale organisée en octobre 2017.  </p>



<p></p>



<p>Le Collectif HAMEB s&rsquo;en sort avec honneur en remportant le premier prix catégorie fiction avec le court métrage intitué « Mémoire d&rsquo;un Rohingya », racontant l&rsquo;histoire d&rsquo;un homme issu de la minorité opprimée en Birmanie. Le Collectif HAMEB réussit donc son pari en plaçant son combat en tête de liste du festival. Le tout composée d&rsquo;une équipe 100% de bénévoles. </p>



<p></p>



<p><strong><em>Synop</em>sis du court-métrage « Mémoire d&rsquo;un Rohingya</strong> : Rescapé d’un nettoyage ethnique de sa communauté en Birmanie, un vieillard Rohingya nous transporte dans le temps à travers sa mémoire. Au fond de sa bibliothèque, un Qalam à la main, le vieillard nous transmet toute l’émotion d’un souvenir lourd à porter. Un devoir de mémoire qui hisse un message poignant pour sauver sa communauté, un cri d’alarme émouvant qui appelle à l’éveil des consciences.</p>



<figure class="wp-block-embed-youtube aligncenter wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Mémoire d&#039;un Rohingya" width="1290" height="726" src="https://www.youtube.com/embed/eh1wZfiMF_0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption>Film « Mémoire d&rsquo;un Rohingya » &#8211; Réalisation @Collectif HAMEB | 2017</figcaption></figure>



<p>Source :  <a rel="noreferrer noopener" aria-label="estival du Film Mokhtar (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://mokhtarfilmfestival.com/memoire-dun-rohingya-errais-noureddine/" target="_blank">Festival du Film Mokhtar</a></p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Ci-dessous quelques images du coulisse du film :</strong></pre>



<ul class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" width="1024" height="768" src="http://hameb.org/preprod/wp-content/uploads/2019/06/IMG_8894-1024x768.jpg" alt="" data-id="1825" data-link="http://hameb.org/preprod/2019/06/01/le-collectif-hameb-remporte-le-prix-du-meilleur-court-metrage-du-festival-des-films-mokhtar-awards-2017/img_8894/" class="wp-image-1825" srcset="https://hameb.org/wp-content/uploads/2019/06/IMG_8894-1024x768.jpg 1024w, https://hameb.org/wp-content/uploads/2019/06/IMG_8894-600x450.jpg 600w, https://hameb.org/wp-content/uploads/2019/06/IMG_8894-300x225.jpg 300w, https://hameb.org/wp-content/uploads/2019/06/IMG_8894-768x576.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" width="1024" height="683" 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<pre class="wp-block-preformatted"><strong>Equipe du tournage :</strong>
-Music-Compositeur / Camera : French Underground
-Scriptwriter / Scénariste : Muzammel Chaudary, Sakina Kechirat, Myriam Hamdani
-Montage / Animation : Khalid Gargati, Bilel Allem
-Metteur en scène : Karim Bellazar
-Studio Son : Moslem Mokni
-Directeur de production : Noureddine Errais
-Réalisation : Collectif HAMEB @2017
</pre>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Avec Nordine du collectif Halte au Massacre en Birmanie &#8211; Par Ethik-Life.com</title>
		<link>https://hameb.org/avec-nordine-du-collectif-halte-au-massacre-en-birmanie-par-ethik-life-com/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Jun 2019 13:56:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[Les Rohingyas sont une ethnie musulmane birmane, qui est considéré par l&#8217;ONU comme l&#8217;une des communautés les plus persécutées au monde. Le collectif&#160;HAMEB&#160;a décidé d&#8217;agir. Nordine Errais du collectif m&#8217;a accordé un entretien afin de m&#8217;expliquer la situation et ses différentes actions qu&#8217;ils entreprennent. Jack : Salam aleykoum, peux-tu te présenter ainsi que ton association [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les Rohingyas sont une ethnie musulmane birmane, qui est considéré par l&rsquo;ONU comme l&rsquo;une des communautés les plus persécutées au monde. Le collectif&nbsp;<a href="http://www.collectif-hameb.fr/" target="_blank" class="" rel="noreferrer noopener">HAMEB</a>&nbsp;a décidé d&rsquo;agir. Nordine Errais du collectif m&rsquo;a accordé un entretien afin de m&rsquo;expliquer la situation et ses différentes actions qu&rsquo;ils entreprennent.</p>



<p><strong><em>Jack : Salam aleykoum, peux-tu te présenter ainsi que ton association ?​</em></strong></p>



<p>Nordine : Wa &lsquo;Aleykoum salam. Je m&rsquo;appelle Nordine Errais, je suis le président, cofondateur de l&rsquo;ONG HAMEB qui vient en aide au Rohingyas. Une ethnie musulmane Birmane, présente dans l&rsquo;état de l&rsquo;Arakan, à l&rsquo;ouest de la Birmanie, persécutée par le régime birman depuis des décennies. J&rsquo;ai commencé à m&rsquo;intéresser à cette situation en 2012. Pour la première fois, on a su ce qu&rsquo;il se passait en Birmanie. Je suis tombé sur un article avec un lexique un peu « bizarre » : cela parlait de minorité musulmane birmane persécutée, nettoyage ethnique, génocide, 200 morts&#8230; Au début, je croyais que cette information venait d&rsquo;un site satirique,&nbsp;<strong>j&rsquo;étais étonné que l&rsquo;on n&rsquo;en parle pas, car c&rsquo;était un problème assez grave au vu des termes employés pour qualifier ce drame.</strong>&nbsp;En allant sur Facebook, j&rsquo;ai vu une autre personne sensibilisée, et suite à une manifestation organisée sur le Trocadero, nous avons voulu avec d&rsquo;autres personnes ne pas en rester là. Des manifestations, cela ne suffit pas, il fallait&nbsp;des actions coordonnées, structurées et utiles. Et de là est partie notre association. On a commencé à se documenter et constater que le problème était plus complexe qu&rsquo;il en avait l&rsquo;air. On a pu constater une ignorance au sujet des Rohingyas et de leur situation par les gens que nous rencontrions, que se soient dans les mosquées, nos proches&#8230; On a tout d&rsquo;abord commencé par des conférences publiques. Aujourd&rsquo;hui, après 5 ans d&rsquo;activité,&nbsp;on a donné une cinquantaine de conférences en France, mais aussi en Belgique, en Suisse et avons développé l&rsquo;association en 3 pôles : sensibilisation, médiatique et humanitaire. Aussi, nous avons dorénavant des antennes HAMEB en Belgique, en Suisse et en Malaisie.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>« <strong><em>Notre association est l&rsquo;une des seules à agir sur tous les fronts : sensibiliser, interpeller les pouvoirs publics, informer à travers d&rsquo;articles mis à jour quotidiennement et action humanitaire sur place. Construction d&rsquo;école en Birmanie, orphelinat en Malaisie&#8230;</em> » Nordine Errais</strong></p></blockquote>



<p><em><strong>Jack : L</strong></em><em><strong>es Rohingyas sont considérés comme l&rsquo;une des minorités les plus persécutées au monde selon l&rsquo;ONU. Pourquoi ils ne sont prioritaires dans l&rsquo;aide humanitaire, voire une intervention des casques bleus ?</strong></em></p>



<p>Nordine : comme tu viens le dire, c&rsquo;est l&rsquo;une des minorités. Il y a d&rsquo;autres minorités persécutées dont l&rsquo;ONU doit aussi s&rsquo;occuper&#8230; Mais le problème est bien plus complexe. Les rapports de l&rsquo;ONU qualifient le massacre de nettoyage ethnique, pour ne pas dire génocide. Car le terme génocide renvoie à une définition juridique qui implique des responsabilités civiles, juridiques, politiques&#8230; Pour qu&rsquo;il y ait une intervention des casques bleus, il faut que le Conseil de sécurité approuve l&rsquo;intervention par plusieurs<a href="http://www.un.org/fr/peacekeeping/operations/newoperation.shtml" class="">&nbsp;processus</a>. Il y aussi le fait que la Birmanie a montré des signes d&rsquo;ouverture depuis 2011. Auparavant, c&rsquo;était un pays renfermé sur lui-même, comme la Corée du Nord. On ne savait pas trop ce qu&rsquo;il se passait à l&rsquo;intérieur, un pays hors système. L&rsquo;ancien président birman a fait une tournée internationale pour montrer des signes d&rsquo;ouverture, il a fait un appel d&rsquo;offre pour développer son pays. La Birmanie est un pays où tout est à faire en terme infrastructure et a de nombreuses ressources en bois, pétrole, minerais&#8230; Afin de ne pas avoir un marché qui leur échappe, l&rsquo;Union européenne a levé l&#8217;embargo économique pour pouvoir y investir.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« On a fait des concessions sur les droits de l&rsquo;homme pour des intérêts économiques et de profits ».</strong> Nordine Errais</h3>



<p><strong></strong>D&rsquo;ailleurs lors de la venue du président birman en France en 2013, nous étions une délégation à avoir été reçu au ministère des affaires étrangères par le représentant de l&rsquo;ONU d&rsquo;Asie du Sud-Est. Dans son discours, on sentait qu&rsquo;il récitait son cours. Il nous a dit qu&rsquo;il suivait le dossier, alors qu&rsquo;il n&rsquo;y pas de bureau de l&rsquo;ONU en Birmanie ! Aussi que l&rsquo;OCI, l&rsquo;organisation de la coopération islamique s&rsquo;occupait de cette affaire. Et la France dans ses principes de laïcité ne veut s&rsquo;immiscer dans un conflit ethnico-religieux. Ne rentrons pas plus dans les détails&#8230;<strong></strong></p>



<p><strong><em>Jack : Que font les pays limitrophes, dont certains comme le Bangladesh et le Pakistan sont à majorité musulmane ?</em></strong></p>



<p>Nordine : pour le Bangladesh qui est le pays limitrophe de l&rsquo;état d&rsquo;Arakan, la première ministre a clairement dit que les Rohingyas n&rsquo;étaient pas son problème. Le Bangladesh étant un pays sous dévelloppé, il ne peut accueillir la misère de son pays voisin, dont sa dirigeante estime que c&rsquo;est à eux de régler le problème. Si au moins le Bangladesh recevait de l&rsquo;aide pour faire face à l&rsquo;afflux de réfugiés, ça permettrait à ces exilés démunis d&rsquo;avoir de meilleurs traitements.&nbsp;Mais ce qu&rsquo;on peut reprocher au gouvernement Bengali, c&rsquo;est de ne pas respecter les droits humains envers le Rohingyas.&nbsp;<strong>La police commet des exactions à leur encontre et il y avait le projet de carrément les transférer sur une île, et sans ressources !</strong>&nbsp;on ne peut attendre de fraternité musulmane de la part du gouvernement, car la politique menée au Bangladesh est laïque, nationaliste, pro-hindoue, dont l&rsquo;Inde influence grandement. Par exemple, le parti jam&rsquo;aa islamya au Bangladesh est sans cesse poursuivi, car il&nbsp;prône le retour d&rsquo;un pouvoir islamique, soit l&rsquo;exacte contraire de la politique du gouvernement actuel. Concernant la population, nous devons faire attention dans l&rsquo;aide que nous donnons au Rohingyas, et c&rsquo;est même eux qui nous disent de prendre nos précautions, afin de ne pas susciter jalousie, par peur de représailles en retour.</p>



<p><strong><em>Jack : justement, est-ce que cela&nbsp;ne vous cause pas de problème envers-vous même de ne pas pouvoir aider les Bengalis aussi ?</em></strong></p>



<p>Nordine : oui, d&rsquo;un côté, on aimerait les aider aussi, c&rsquo;est humain. Le problème auquel on est confronté, c&rsquo;est que lorsque nous faisons un appel au don, nous le faisons au nom des Rohingyas, pour leur cause. On ne peut pas s&rsquo;amuser à faire ce qu&rsquo;on veut par respect et honnêteté vis-à-vis de nos donateurs. Nous faisons attention dans l&rsquo;utilisation de l&rsquo;argent pour ne pas créer un problème en essayant d&rsquo;en solutionner un autre.</p>



<figure class="wp-block-image is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://i1.wp.com/www.ethik-life.com/wp-content/uploads/2017/05/Rohingyas-children-300x200.jpg?resize=352%2C235&amp;ssl=1" alt="" width="586" height="391"/></figure>



<p><strong><em>Jack : à combien estime-t-on la population et les réfugiés Rohingyas ?</em></strong></p>



<p>Nordine : Il n&rsquo;y a aucun chiffre officiel, car il n&rsquo;y pas de recensement. En 2015, la Birmanie a refusé de les recenser, car elle considère qu&rsquo;ils ne sont pas des Birmans.&nbsp;<strong>Il ne faut pas oublier que c&rsquo;est la population apatride la plus nombreuse au monde !</strong>&nbsp;On estime à 1.3 millions de Rohingyas dans le monde. Le problème, c&rsquo;est qu&rsquo;il y en a dans beaucoup de pays, mais ils ne sont pas considérés.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« Dans des nombreux pays asiatiques, ils sont vus comme des gens sales. En Thaïlande par exemple, on les met en détention, il y a même un marché d&rsquo;esclave au nord de la Thaïlande, du trafic d&rsquo;organe et on a même découvert un charnier ! »</h3>



<p>​</p>



<p><strong><em>Jack : qu&rsquo;en est-il de la Malaisie vu comme une référence par les musulmans ?&nbsp;</em></strong></p>



<p>Nordine : la Malaisie traite relativement bien les Rohingyas, elle les laisse tranquille, mais ne leur accorde pas de statut juridique&nbsp;qui les protègeraient quelque part. Ils ont un statut de réfugiés donné par le bureau des Nations Unies, l&rsquo;UHCR en Malaisie, mais qui est très restrictif. Ils ne peuvent pas aller à l&rsquo;école publique, ont des&nbsp;problèmes pour travailler&#8230; C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;on est en train de créer un orphelinat et une structure éducative là-bas.</p>



<p><strong><em>​Jack : Est-ce qu&rsquo;on sent la solidarité de la oumma qui arrive à se transcender avec ses valeurs ?</em></strong></p>



<p>Nordine : déjà entre nous en France il y a beaucoup à faire. Ensuite, aucun pays musulman ne se base réellement sur une législation islamique. Mais on retrouve de la solidarité au cas par cas et par des associations caritatives. En Malaisie, on a l&rsquo;ONG&nbsp;<a href="http://www.mapim2u.org/" class="">Mapim</a>&nbsp;qui fait un gros travail envers les Rohingyas, et qui intervient aussi en Palestine, Syrie&#8230; Leurs membres ont même été assiégés en Birmanie lors d&rsquo;une mission humanitaire. Ils sont aussi soutenus par le gouvernement malaisien. La Malaisie fait en sorte d&rsquo;entretenir son image de pays modèle envers les autres pays musulmans. La population locale nous a aussi aidés afin que l&rsquo;on puisse construire l&rsquo;orphelinat. Cela nous a été grandement utile. A la différence du Bangladesh où on a clairement eu une mauvaise expérience. Nous devions à la base construire notre orphelinat là-bas, mais les autorités nous ont bloqués pendant 6 mois et n&rsquo;ont pas voulu nous donner les autorisations nécessaires sous prétexte que cela causerait un appel d&rsquo;air, au final, le projet n&rsquo;a pu aboutir et cela nous fait perdre des mois. On sait bien que leur législation prime sur notre bon vouloir que ce soit au Bangladesh, en Birmanie, on se plie à leurs règles, on n&rsquo;est pas là pour créer des troubles.</p>



<p><em><strong>J</strong></em><strong><em>ack : lorsque que le moine bouddhiste birman Wirathu dit qu&rsquo;il vaut mieux épouser un chien qu&rsquo;un musulm</em></strong><em><strong>an, est-ce que son peuple le croit ?</strong></em></p>



<p>Nordine : c&rsquo;est la première fois que l&rsquo;on me pose cette question ! Mais je vais te répondre dans ce sens. Ayant été en Birmanie plusieurs fois, j&rsquo;ai pu mesurer le climat social, local et ses rapports qu&rsquo;ils ont avec les Rohingyas. Le bouddhisme nationalisme a une très grande emprise sur les Birmans. Le gouvernement est très lié à l&rsquo;autorité religieuse qui s&rsquo;appelle le Mabata, dont nombreuses lois sont voté sur proposition du comité suprême bouddhiste.&nbsp;<strong>La junte militaire a compris l&rsquo;influence que pouvait avoir une propagande bouddhiste et&nbsp;on a fabriqué une pensée unique, une propagande dès le plus jeune âge dans le système éducatif&nbsp;et les médias</strong>. les Rohingyas ont été pointés du doigt, car ils ne partagent pas la religion d&rsquo;état, ils sont physiquement différents avec un teint plus basané et sont vus comme des traîtres de la nation, on y reviendra plus tard sur ce point. Attention il y a une classe intellectuelle qui se rend&nbsp;bien&nbsp;compte que beaucoup de choses ne vont pas et voient bien toute cette manipulation, on a même des prisonniers politiques, c&rsquo;est important de le dire.&nbsp;Il y a aussi des choses choquantes là-bas. Par exemple, le volant est à ta droite, mais on roule quand même à droite ! Le bus dépose les gens en plein milieu de la route, sans compter les nombreux accidents que cela causent. Et personne pour remettre en cause ces absurdités. &nbsp;</p>



<p><strong><em>Jack :</em></strong><em>&nbsp;</em><strong><em>Ceci dit, il y a d&rsquo;autres musulmans là-bas qui ne sont pas Rohingyas, comment cela se passe pour eux ?</em></strong></p>



<p>Nordine : effectivement, les Rohingyas sont une ethnie à part entière, il existe 135 ethnies en Birmanie. On a une minorité musulmane là-bas qui s&rsquo;appellent les Kamans, ce sont les anciens archers du royaume d&rsquo;Arakan. Les Kamans ressemblent physiquement aux Birmans, à la différence des Rohingyas qui en plus subissent un racisme ordinaire de classe sociale. Les Kamans adoptent un prénom birman alors que les Rohingyas utilisent le plus souvent un prénom musulman, bien qu&rsquo;ils aient également un prénom bouddhiste. A Rangoun, on a des mosquées qui cohabitent avec des pagodes depuis des siècles. Aujourd&rsquo;hui, à cause de la crise des Rohingyas, il y a de la crispation, de la peur, et les Kamans se font discret pour ne pas que l&rsquo;on s&rsquo;attaque à eux aussi. Il y a eu aussi des commerces musulmans attaqués suite à une histoire inventée d&rsquo;une moine bouddhiste qu&rsquo;on aurait fait trébucher dans un commerce. Finalement, au-delà de l&rsquo;ethnie Rohingyas, c&rsquo;est bien à la religion musulmane que l&rsquo;on s&rsquo;attaque en Birmanie.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://i1.wp.com/www.ethik-life.com/wp-content/uploads/2017/05/Rohingyas-martyr-300x206.jpg?resize=345%2C237&amp;ssl=1" alt="" width="586" height="403"/></figure>



<p><strong><em>Jack : on parle d&rsquo;exactions, mais on en oublie d&rsquo;où ça a commencé tous ça ?​</em></strong></p>



<p>Nordine : en fait, il faut imaginer la Birmanie et cette partie de l&rsquo;Asie différemment qu&rsquo;il y a maintenant. Les problèmes actuels sont dus en partie au ravage de la colonisation anglaise. Auparavant, l&rsquo;état d&rsquo;Arakan était autrefois le royaume d&rsquo;Arakan. Les Arakanais se sont islamisés par les flux migratoires des arabo-indiens musulmans qui faisaient du commerce. D&rsquo;un côté, il y avait l&#8217;empire birman et de l&rsquo;autre côté, le Bengale, un territoire immense couvrant le Bangladesh, le Cachemire et l&rsquo;Inde. La colonisation britannique arrive et prend quasiment tous ces territoires, du Pakistan à la Birmanie. Les Britanniques ont ensuite administré tous ces territoires à leur façon. La région actuelle d&rsquo;Arakan et le Bangladesh étaient sous leur total contrôle et les colons exploitaient les richesses de ce territoire, champs miniers et agricoles. les Rohingyas étaient justement utilisés pour ces travaux-là.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">« Au nord de l&rsquo;Arakan, il y avait les Birmans qui eux ne voulaient pas se soumettre aux anglais, ils étaient vus comme des résistants alors que les Bengalis et Rohingyas étaient vus comme des traîtres qui ont collaborés, avec une couleur de peau noir et une autre religion. Ceci dit, c&rsquo;est un raccourci historique de dire ça : il y a eu du travail forcé, des persécutions et beaucoup de morts. »</h3>



<p>Lors de l&rsquo;indépendance de la Birmanie en 1948, le royaume de l&rsquo;Arakan a été coupé en deux avec les frontières coloniales, une partie dans le Bangladesh et l&rsquo;autre dans la Birmanie devenu l&rsquo;état d&rsquo;Arakan. Les Birmans disent que le territoire des Rohingyas est de l&rsquo;autre côté, chez le voisin bengali, alors qu&rsquo;historiquement, ils ont toujours vécu là ! En 1962, il y a eu un coup d&rsquo;état du général Ne Win, fondateur de la junte birmane. Il va attiser les tensions entre les ethnies, diviser pour mieux régner comme on dit. Il va mettre en place une propagande Bouddhiste sous couvert de nationalisme&nbsp;pour stigmatiser les autres ethnies aux alentours. Les chrétiens dans le nord, les animistes, les musulmans&#8230;</p>



<figure class="wp-block-image is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://i2.wp.com/www.ethik-life.com/wp-content/uploads/2017/05/historiques-300x300.jpg?resize=338%2C338&amp;ssl=1" alt="" width="594" height="594"/></figure>



<p><strong><em>Jack : en France la religion bouddhisme est vu une religion « peace », alors que ce n&rsquo;est pas le cas là bas, et y a-t-il eu des condamnations de représentant comme le Daïla Lama ?</em></strong></p>



<p>Nordine : nous, on n&rsquo;est pas en train de mettre en frontal les religions, on ne veut pas rentrer dans ce débat. On sait bien que le bouddhisme a été instrumentalisé. Le bouddhisme est une religion de paix, pas de problème avec ça. Mais à la différence d&rsquo;une religion comme l&rsquo;Islam qui est institutionnalisé, avec un livre révélé, une jurisprudence, il y a une totale liberté dans le bouddhisme, il n&rsquo;y a pas de texte fondateur, n&rsquo;importe qui, qui s&rsquo;agitent avec la parole peut se réclamer moine et bouddhiste, et on le voit bien avec le moine Wirathu qui arrive à influencer toute une population&nbsp;avec, faut le dire, un faible niveau de réflexion des Birmans, à qui on a fait subir un lavage de cerveau dès le plus jeune âge. On a eu des condamnations du Daïla Lama, il est d&rsquo;ailleurs interdit d&rsquo;entrer par la junte. Mais bon, il est un peu l&rsquo;épouvantail que l&rsquo;on agite lorsqu&rsquo;il y a des problèmes&#8230;</p>



<p><strong><em>Jack : Pour terminer, un mot sur Aung San Suu Kyi​ ?</em></strong></p>



<p>Nordine : c&rsquo;est dramatique, car beaucoup attendait un changement d&rsquo;elle. Il n&rsquo;y a rien qui a changé et on se rend compte qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas réellement de pouvoir en Birmanie et que tout est verrouillé par la junte. Actuellement, elle est ministre des affaires étrangères. Déjà, elle ne peut pas devenir présidente, car la constitution veut que la personne aspirant à la plus haute fonction soit elle et sa famille 100 % birmane. Hors, elle&nbsp;s&rsquo;est mariée à un Anglais et a eux des enfants avec, on lui a fait bien comprendre que c&rsquo;est une chance qu&rsquo;elle est ce poste. Aussi, la junte garde les ministères clés, la défense, l&rsquo;intérieur, ils ont 25 % de sièges au parlement. De plus, il y a eu un accord passé avec Aung San Suu Kyi. S&rsquo;il y a des menaces pour l&rsquo;intégrité nationale, elle peut être destituée de ses fonctions et la junte reprend les pleins pouvoirs. Elle ne veut s&rsquo;immiscer dans ce qui se passe dans l&rsquo;état d&rsquo;Arakan de peur que cela se retourne contre elle, et de se mettre à dos toute la population birmane. Dernier point important sur Aung Sang Suu Kyi : elle&nbsp;refuse les accusations de viols de masse, les arrestations, les meurtres et l’incendie des maisons par les forces armées. Elle renie ce qui a été documenté et attesté par de nombreux journalistes et des chercheurs indépendants, y compris l’ONU.Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies a décidé le mois dernier d’envoyer une mission d’enquête en Birmanie pour enquêter sur les violences présumées. Le gouvernement, cependant, a repoussé l’initiative des Nations unies qui déclare que la mission envenimerait la situation.&nbsp;</p>



<p><strong><em>Jack : barakallahoufik de cet entretien et de vos actions.</em></strong></p>



<p>Propos recueillis Par Jack, de Ethik-Life.com </p>



<p>Source :  <a href="https://www.ethik-life.com/avec-nordine-du-collectif-halte-au-massacre-en-birmanie">https://www.ethik-life.com/avec-nordine-du-collectif-halte-au-massacre-en-birmanie</a><a href="https://www.ethik-life.com/avec-nordine-du-collectif-halte-au-massacre-en-birmanie/">/</a> </p>
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		<item>
		<title>Birmanie: « Déplacés, tués, kidnappés, lesRohingyas sont victimes de génocide »</title>
		<link>https://hameb.org/birmanie-deplaces-tues-kidnappes-lesrohingyas-sont-victimes-de-genocide/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 May 2019 23:47:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Aung San Suu Kyi a annoncé l&#8217;arrestation de policiers auteurs de violences sur des Rohingyas, après la diffusion d&#8217;une vidéo tournée dans l&#8217;ouest du pays. Un véritable nettoyage ethnique serait en cours, comme le confirme Nordine Errais, président du collectif Halte au Massacre en Birmanie (HAMEB). Propos recueillis par Emilie Tôn,publié le&#160;11/12/2016 à 15:20&#160;, mis [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Aung San Suu Kyi a annoncé l&rsquo;arrestation de policiers auteurs de violences sur des Rohingyas, après la diffusion d&rsquo;une vidéo tournée dans l&rsquo;ouest du pays. Un véritable nettoyage ethnique serait en cours, comme le confirme Nordine Errais, président du collectif Halte au Massacre en Birmanie (HAMEB).</h2>



<p><strong>Propos recueillis par Emilie Tôn,</strong>publié le&nbsp;11/12/2016 à 15:20&nbsp;, mis à jour le&nbsp;04/01/2017 à 10:30&nbsp;via L&rsquo;Express

</p>



<p>Depuis le 9 octobre, les Rohingyas, une minorité musulmane en Birmanie, sont victimes d&rsquo;un très fort épisode de violence perpétrées par l&rsquo;armée birmane. Près de 30 000 personnes ont été déplacées. Parmi eux, 20 000 ont fui vers Bangladesh voisin. On comptabilise des dizaines de morts, plus de 1200 maisons brûlées (d&rsquo;après les images satellites de Human Rights Watch) et de nombreux viols. Les enfants souffrent de malnutrition car les autorités birmanes&nbsp;<a href="https://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/moussa-ibn-yacoub-humanitaire-francais-detenu-au-bangladesh-a-ete-libere_1752474.html">interdisent l&rsquo;accès aux ONG</a>. L&rsquo;information a du mal à passer, les journalistes -y compris birmans- sont bloqués par l&rsquo;armée, tout comme les vivres et les médicaments acheminés par les ONG.&nbsp;</p>



<p>Tout est parti de fait divers: des attaques de postes de police, qui ont fait neuf morts, ont été attribuées aux Rohingyas, dont la responsabilité n&rsquo;a pourtant jamais été prouvée. En « représailles », l&rsquo;armée birmane a lancé une opération contre toute la communauté. Ce n&rsquo;est pas la première fois que l&rsquo;armée ou les groupes bouddhistes extrémistes utilisent des prétextes pour s&rsquo;en prendre à cette population: un moine bouddhiste bousculé, un viol dans un bus&#8230; Chaque fois, les autorités tuent des dizaines, voire des centaines de personnes. La punition est collective.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une propagande conduite par l&rsquo;Etat et des moines extrémistes</h3>



<p>Les Rohingyas représentent la plus grande communauté apatride au monde, avec un million d&rsquo;individus: les Nations unies la reconnaissent comme étant l&rsquo;un des peuples les plus persécutés de la planète. Le collectif&nbsp;<a href="https://www.facebook.com/CollectifHalteAuMassacreEnBirmanie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Halte au Massacre en Birmanie</a>&nbsp;a été créé en août 2012, au lendemain des&nbsp;<a href="https://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/birmanie-les-violences-ethniques-font-au-moins-35-morts_1125719.html">premières escalades de violences</a>&nbsp;à leur encontre, visibles sur la toile. A l&rsquo;époque, les médias annonçaient 200 morts, des chiffres sous-estimés en raison des difficultés d&rsquo;accès aux territoires concernés.&nbsp;</p>



<p>Les exactions envers le peuple Rohingyas remontent cependant à une date largement antérieure puisque le statut même de minorité nationale leur a été retiré à l&rsquo;arrivée au pouvoir du dictateur Ne Win, en 1962&nbsp;<a href="https://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/la-birmanie-s-ouvre_1071831.html">en Birmanie</a>.&nbsp;</p>



<p>Du fait de leurs différences, ethnique et religieuse, les Rohingyas sont considérés comme des traîtres à la nation birmane qui tente, depuis son indépendance, de créer un Etat-Religion. Victimes de racisme -en raison de leur couleur de peau- et d&rsquo;islamophobie, ils sont également accusés d&rsquo;avoir pactisé avec le colon britannique. La junte birmane fait encore courir cette propagande contre la communauté aujourd&rsquo;hui, avec l&rsquo;aide de&nbsp;<a href="https://www.lexpress.fr/actualite/video-qui-est-vraiment-wirathu-le-ben-laden-bouddhiste_1263446.html">moines bouddhistes extrémistes</a>&nbsp;(tel que&nbsp;<a href="http://observers.france24.com/fr/20130503-969-ces-trois-chiffres-terrifient-musulmans-birmanie" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le mouvement 969</a>, issu du mouvement Ma Ba Tha) qui utilisent la religion comme source de conflit et qui prêchent pour la violence à l&rsquo;encontre de cette population.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">Nettoyage ethnique ou génocide?</h3>



<p>Peu de solutions se présentent pourtant aux Rohingyas, qui ne souhaitent pas&nbsp;<a href="https://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/minorites-les-birmans-considerent-les-rohingyas-comme-des-immigres-clandestins_1147674.html">quitter leur territoire</a>, mais qui sont&nbsp;<a href="https://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/l-indonesie-secourt-500-migrants-birmans-et-bangladais_1678711.html">contraints de fuir</a>&nbsp;vers les pays limitrophes. Bien souvent, ils se retrouvent dans des réseaux de trafiquants d&rsquo;êtres humains qui exploitent cet exode. Ils sont kidnappés et revendus sur le marché de l&rsquo;esclavage au Bangladesh et en Thaïlande, sont parfois tués par les passeurs ou sont dépouillés au passage des frontières. Le Bangladesh, ignorant les recommandations de la communauté internationale, a par ailleurs officiellement fermé sa frontière aux nouveaux exilés.&nbsp;</p>



<p>Les Rohingyas ne peuvent pas être considérés comme des réfugiés, car&nbsp;<a href="https://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/birmanie-les-rohingyas-auront-ils-une-place-dans-la-transition-politique_1266800.html">ils n&rsquo;ont pas de nationalité</a>. Ce statut d&rsquo;apatride permet à la junte birmane de se déresponsabiliser du massacre qu&rsquo;elle a entrepris, car cette population n&rsquo;existe pas juridiquement. Elle ne peut donc pas être poursuivie puisqu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de personnalité morale et juridique. Le système tourne en cercle fermé. &nbsp;</p>



<p>Les Nations unies, comme la plupart des ONG, parlent d&rsquo;un « nettoyage ethnique » et non de génocide, pour ne pas froisser l&rsquo;Etat Birman. Reconnaître qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un génocide impliquerait une responsabilité politique et juridique, donc des indemnisations. Peut-être espèrent-ils encore négocier avec la junte à l&rsquo;avenir? Une commission travaille actuellement sur le cas des Rohingyas. Son but n&rsquo;est pas d&rsquo;enquêter sur le génocide mais de proposer des solutions au conflit. Elle n&rsquo;a qu&rsquo;une valeur consultative et ne permettra en rien de prendre des sanctions contre la Birmanie.&nbsp;</p>



<p><em>Début octobre, l&rsquo;armée birmane lançait une nouvelle opération contre la communauté Rohingya. Les ONG et les Nations Unies parlent désormais de processus génocidaire.</em>&nbsp;<br></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Interview. Les Rohingyas /De Charybde en Scylla, de la Birmanie à l’exil forcé</title>
		<link>https://hameb.org/interview-les-rohingyas-de-charybde-en-scylla-de-la-birmanie-a-lexil-force/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 May 2019 23:46:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Aatrides dans leur propre pays, les Rohingyas, la minorité musulmane de Birmanie, vit sous le joug des autorités nationalistes, influencées par les extrémistes bouddhistes. Discriminés, persécutés, des dizaines de milliers d’entre eux se sont résignés, depuis une vingtaine d’années, à quitter leur terre, fuyant par bateau vers un pays voisin ou migrant jusqu’en Arabie Saoudite ou en Australie.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p> Par&nbsp;<a href="https://www.algerie-focus.com/author/redaction/">La rédaction</a>&nbsp;de Algérie-Focus &#8211;&nbsp;7 juillet 2015</p>



<p><strong>Apatrides dans leur propre pays, les Rohingyas, la minorité&nbsp;musulmane de Birmanie, vit sous le joug des autorités nationalistes, influencées par les extrémistes&nbsp;bouddhistes. Discriminés, persécutés, des dizaines de milliers d’entre eux se sont résignés, depuis une vingtaine d’années, à quitter leur terre, fuyant par bateau vers&nbsp;un pays voisin ou migrant jusqu’en Arabie Saoudite ou en Australie.</strong></p>



<p><strong>Depuis le début de l’année, l’exode des Rohingyas s’est accentué. Ils sont plus&nbsp;de 25.000 musulmans, originaires de Birmanie, à avoir pris le fuite depuis janvier dernier, selon plusieurs ONG internationales. Président du&nbsp;<a href="http://www.collectif-hameb.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Collectif Halte au Massacre en Birmanie (HAMEB)</a>, Nordine Errais explique à Algérie-Focus que&nbsp;la relative&nbsp;libéralisation&nbsp;du pays et&nbsp;la récente médiatisation du sort des Rohingyas ont&nbsp;paradoxalement eu pour effet d’intensifier les opérations d’intimidation à leur encontre, incitant la population persécutée à s’exiler. Entretien.</strong></p>



<p><strong>Propos recueillis par Djamila OULD KHETTAB</strong></p>



<p><strong>Algérie-Focus : Les Rohingyas sont considérés par plusieurs ONG internationales comme la&nbsp;population la&nbsp;plus persécutée au monde. Quelles discriminations subissent-ils ?</strong></p>



<p><strong>Nordine Errais :</strong>&nbsp;Ils subissent d’abord un racisme ordinaire. Les&nbsp;<a href="http://www.algerie-focus.com/blog/2013/07/pourquoi-les-musulmans-de-birmanie-sont-ils-persecutes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Rohingyas</a>, qui sont des descendants de commerçants arabes, ont la peau plus foncée que le reste de la population birmane. On les appelle, d’ailleurs, là-bas les «&nbsp;kular&nbsp;», ce qui veut dire «&nbsp;noir&nbsp;» en lobo-birman.</p>



<p>Avec l’arrivée des militaires&nbsp;au pouvoir dans les années 1960, les&nbsp;<a href="http://www.algerie-focus.com/blog/2013/04/birmanie-les-autorites-participent-au-massacre-des-musulmans/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Rohingyas&nbsp;</a>ont commencé à être victime d’islamophobie. En Birmanie, le bouddhisme n’est pas religion d’Etat mais c’est tout comme. Les lois sont largement rédigées en faveur de la communauté bouddhiste, qui représente environ 96% de la population totale de la Birmanie contre à peu près 6% de musulmans Rohingyas. Bousculer un bouddhiste sur un trottoir peut vous envoyer en prison.</p>



<p><strong>Les Rohingyas ne disposent plus de la nationalité birmane …</strong></p>



<p>Ils ont effectivement été déchus de leur nationalité en 1982. Autrement dit, tous les enfants nés après cette date sont apatrides. Ce qui veut dire qu’ils n’ont ni droit d’aller à l’école, ni droit de voter, ni de se marier ou d’accéder à la propriété. Bref, ils n’ont aucun droit et rien qui prouve leur existence. Ils sont environ deux millions d’apatrides, soit l’une des populations d’apatrides les plus élevées au monde.</p>



<p>Cette décision&nbsp;relève de la propagande anti-Islam véhiculée à travers les médias étatiques depuis l’accession au pouvoir des militaires. Le régime birman est hyper-nationaliste, il isole de plus en plus les&nbsp;<a href="http://www.algerie-focus.com/blog/2012/10/les-rohingya-de-birmanie-les-musulmans-sans-terre/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Rohingyas</a>, qui sont déjà la population la plus pauvre du pays.</p>



<p><strong>Des milliers de&nbsp;Rohingyas ont émigré ces derniers mois</strong><strong>. Sont-ils condamnés à l’exil ?</strong></p>



<p>L’exode est en réalité ancien. Cela fait une vingtaine d’années que par petits groupes,&nbsp;ils quittent périodiquement la Birmanie pour un Etat frontalier, la Thaïlande le Bangladesh, ou traversent la mer jusqu’en Malaisie ou en Indonésie. Auparavant,&nbsp;ils ne se posaient pas la question de fuir la&nbsp;terre sur laquelle ils vivent depuis plus de dix&nbsp;siècles. Ils ne savaient même pas ce qui existait au-delà de leurs frontières. Mais au fur et à mesure du harcèlement des autorités et des bouddhistes extrémistes, ils&nbsp;sont de plus en plus nombreux à quitter leur pays.</p>



<p>Suite à l’ouverture démocratique du pays en 2011 et la libération d’Ang San Suu Kyi, des journalistes étrangers ont été autorisés à entrer et travailler en Birmanie. La situation des&nbsp;Rohingyas a alors, enfin, été médiatisée. Ils ont été plus médiatisés mais aussi plus menacés. Avant cette médiatisation, ils pouvaient passer inaperçus, échapper à la colère des extrémistes anti-musulmans.&nbsp;Les autorités birmanes n’ont pas apprécié que sur la scène internationale on évoque le massacre des&nbsp;Rohingyas. Depuis, ils sont totalement assujettis à une campagne de violence orchestrée par les pouvoirs publics, influencés par les bouddhistes extrémistes. D’où le phénomène récent des boat people, l’exode massif des&nbsp;Rohingyas&nbsp;par les eaux.</p>



<p><strong>La traversée de la&nbsp;mer Andaman est aussi périlleuse&nbsp;<a href="http://www.algerie-focus.com/blog/2015/06/oran-le-desanchentement-des-migrantes-subsahariennes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">qu’en Méditerranée&nbsp;</a>…</strong></p>



<p>Elle est même pire car les conditions météorologiques sont plus dangereuses, notamment durant la saison des moussons.&nbsp;Il arrive que certaines embarcations errent dans l’océan un à deux mois, sans que les radars ne les captent. Imaginez autant de temps en mer ! L’exil par les terres, à travers la jungle thaïlandaise, est tout autant dangereux. La jungle est infestée de trafiquants de drogue et humains, tentés de capturer les&nbsp;Rohingyas, de les exploiter pour des travaux forcés voire de les tuer pour vendre leurs membres. Plusieurs fosses communes ont ainsi été découvertes en Thaïlande.</p>



<p><strong>Comment sont-ils accueillis dans leur pays d’exil ?</strong></p>



<p>Ça dépend des pays. La majorité des réfugiés&nbsp;Rohingyas fuient en Thaïlande, en Malaisie et en Arabie Saoudite. Là-bas, les choses se passent souvent mal pour eux car soit ils sont parqués dans des camps, sans qu’ils sachent quand ils vont pouvoir les quitter, soit ils tombent entre les mains de réseaux de trafic humain, qui les réduisent en esclavage.</p>



<p>En Indonésie et en Australie, ils sont relativement mieux accueillis. Les Indonésiens sont sensibles depuis longtemps au&nbsp;nettoyage ethnique en Birmanie. Ils ont, d’ailleurs, organisé l’an passé le plus grand rassemblement au monde pour la défense des droits des&nbsp;Rohingyas.</p>



<p>Le plus grand problème, c’est qu’ils ne peuvent pas bénéficier&nbsp;du statut de réfugié. Soit parce que le pays d’accueil n’a pas signé la Convention internationale de 1951 relative au statut de réfugiés, comme c’est le cas de la Malaisie, soit parce qu’ils n’ont pas les moyens de&nbsp;prouver leur origine&nbsp;Rohingyas. En France, par exemple, faute de document attestant de leur nationalité Birmane, ils sont confondus avec des Bengalis.</p>



<p><strong>Votre Collectif existe depuis 2012 en France. Votre campagne de sensibilisation gagne-t-elle du terrain ?</strong></p>



<p>Oui il y a une grande différence aujourd’hui par rapport à 2012 ne serait-ce que par ce que personne n’avait entendu parler d’eux avant 2012. Peu de personne ne savait placer la Birmanie sur la carte. En trois ans, on a organisé une dizaine de conférence en France, en Suisse et en Belgique, l’une d’elles en présence de Tariq Ramadan. On a effectué un premier voyage au Bangladesh en 2013, où se trouvent des réfugiés&nbsp;Rohingyas. Depuis, on&nbsp;s’est rendu à plusieurs reprises en Malaisie et en Thaïlande.</p>



<p>À la base, notre collectif militait seulement pour les droits civiques et politiques de cette population. Désormais, nous envoyons aussi de l’aide humanitaire, des colis alimentaires. Pour l’Aïd, nous avons ainsi sacrifié 70 vaches, soit assez de viandes pour nourrir trois villages. Depuis 2013, on construit un orphelinat en Malaisie, à Taiping, qui servira à terme de structure permanente dans la région.</p>
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		<item>
		<title>Qui sont les Rohingyas ?</title>
		<link>https://hameb.org/american-humane-association/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 May 2017 09:32:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Les Rohingyas sont un groupe ethnique de religion musulmane vivant principalement dans le nord de l&#8217;État d&#8217;Arakan, à l&#8217;ouest du Myanmar (ex-Birmanie). Les Rohingyas sont un groupe ethnique de religion musulmane vivant principalement dans le nord de l&#8217;État d&#8217;Arakan, à l&#8217;ouest du Myanmar (ex-Birmanie). Les Rohingyas n’ont pas de statut juridique clair au Myanmar. Ils [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p> Les Rohingyas sont un groupe ethnique de religion musulmane vivant principalement dans le nord de l&rsquo;État d&rsquo;Arakan, à l&rsquo;ouest du Myanmar (ex-Birmanie). </p></blockquote>


<p></p>
<p>Les Rohingyas sont un groupe ethnique de religion musulmane vivant principalement dans le nord de l&rsquo;État d&rsquo;Arakan, à l&rsquo;ouest du Myanmar (ex-Birmanie).</p>
<p class="">Les Rohingyas n’ont pas de statut juridique clair au <a class="react-router-link" href="https://www.amnesty.fr/pays/myanmar">Myanmar</a>. Ils ne peuvent même pas être qualifiés de « citoyens de seconde zone », puisque la plupart d’entre eux ne sont même pas reconnus comme des citoyens. En effet, ils sont privés de nationalité à cause de lois, politiques et pratiques <a class="react-router-link" href="https://www.amnesty.fr/discriminations">discriminatoires</a>, et tout particulièrement de la Loi de 1982 relative à la citoyenneté. Cette loi prévoit une discrimination fondée sur des critères ethniques. Dans l’État d’Arakan, elle a été appliquée de telle sorte que les autorités du Myanmar ont pu priver massivement les Rohingyas de leurs droits à la citoyenneté et de leur statut de citoyen. Comme les Rohingyas ne sont pas considérés comme appartenant à l’une des « ethnies nationales » du Myanmar, notamment à l’une de celles reconnues par la loi, ils sont clairement perçus selon des critères « ethniques », qui font la distinction entre « nous et eux ».</p>
<p class="">Pire encore, les autorités de l’État d’Arakan se sont engagées dans une politique visant activement à priver les Rohingyas de leur pièce d’identité et de leur permis de résidence. Pour les familles rohingyas, il est extrêmement difficile, voire impossible dans certains cas, de déclarer la naissance de leurs nouveau-nés, tandis que dans le nord de l’État d’Arakan, les Rohingyas qui ne sont pas présents pendant les « inspections des foyers », obligatoires et organisées tous les ans, risquent d’être effacés des listes officielles de résidence.</p>
<p class="">Sans preuve de résidence, il est particulièrement compliqué d’obtenir toute forme de citoyenneté par la suite et, pour ceux qui ont quitté le Myanmar, fuyant les violences ou à la recherche de perspectives d’éducation et de moyens de subsistance, il est presque impossible de retourner dans le pays.</p>
<p class=""><a class="react-router-link" href="https://www.amnesty.fr/actualites/myanmar-apartheid">Deux années d’enquête menée par nos chercheurs</a> révèlent que les autorités restreignent quasiment tous les aspects de la vie des Rohingyas dans l&rsquo;État d&rsquo;Arakan et les confinent à une vie de ghetto, où ils doivent lutter pour accéder aux soins de santé et à l&rsquo;éducation, voire dans certaines régions, pour sortir de leurs villages.</p>
<p class="">Les autorités du Myanmar soumettent les hommes, les femmes et les enfants rohingyas à la ségrégation et à l&rsquo;intimidation dans un système d&rsquo;<a class="react-router-link" href="https://www.amnesty.fr/focus/apartheid">apartheid</a> déshumanisant. Leurs droits sont bafoués au quotidien et la répression n&rsquo;a fait que se durcir ces dernières années.</p>
<p>Source : <a href="https://www.amnesty.fr/focus/rohingyas" target="_blank" rel="noopener noreferrer">AMNESTY</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
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